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Le voyage à Beirut, c’est d’abord un fantasme, une idée. La poésie, la résonance d’un mot : Beirut. Beirut comme Tombouctou, Ouarzazate ou encore Vladivostok, une promesse d’ailleurs.

Le voyage à Beirut, c’est la vie et la joie, le drame et la douleur. C’est les plaies à peine refermées, les cicatrices qu’on ne sait plus cacher. C’est le bonheur de vivre qui marche toujours à côté de la misère, le plaisir qui regarde le désespoir.

Le voyage à Beirut, c’est l’incroyable force de vie, l’optimisme forcené, la fragilité qui défie, effrontément, crânement la force brutale.

Le voyage à Beirut, c’est la lumière aveuglante, le vent et la mer qui tentent de nettoyer inlassablement des tâches qui toujours reviennent. 

Le voyage à Beirut, c’est l’insouciance mais jamais l’oubli. 

Dans le voyage à Beirut, le photographe nous propose une déambulation sensible dans une ville faisant partie de ses destinations fantasmées. On y découvre les traces encore vives d’un passé plus que tourmenté. 

À cette violence le photographe propose une vision emprunte de poésie et de mystères. 

Des photographies délicates qui nous enveloppent et nous transportent dans un univers fragile, savamment construit. Chaque image est une proposition d’histoire unique qui pourtant nous entraine dans une narration plus globale où la ville se découvre petit à petit. Proposition affirmée d’une photographie volontairement travaillée. Le grain, le traitement de la couleur et du noir et blanc sont ici affirmés, revendiqués comme faisant partie intégrante du processus de narration.

Richard Volante mène une réflexion sur les liens ténus entre l’image rêvée, l’image fabriquée et l’image partagée, privilégiant des productions en séries construites en narrations séquencées où la photo existe pour elle-même et peut se mettre en résonance avec une ou plusieurs autres images.

La photographie comme un acte artistique, mais aussi documentaire inspirée par le mouvement et l’occupation momentanée ou définitive de l’homme, de ses déplacements, sa présence, son absence, la trace, la marque, l’empreinte qu’il laisse.

Exposition proposée dans le cadre de la programmation du festival Travelling du 11 au 18 février..

Exposition : du 23 janvier au 29 février
Vernissage le 23 janvier à 18h30